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Fiscalité · Publié le: 28 octobre 2026 · 3 min de lecture

Retraitement de l’inflation : qui le fait et où en est-on en 2026 ?

La logique du retraitement de l’inflation selon la loi de procédure fiscale, son application en 2023 et 2024, l’interdiction pour 2025–2027 introduite par la loi n° 7571 et l’option de réévaluation.

L’inflation rend les coûts historiques du bilan impossibles à comparer avec la monnaie d’aujourd’hui. C’est pourquoi, après 2023, les sociétés ont retraité leurs bilans fiscaux de l’inflation pendant deux ans. À partir de 2025, la règle a changé.

Qu’était le retraitement de l’inflation ?

Selon l’article 298 répété de la loi de procédure fiscale, lorsque la hausse des indices de prix dépasse certains seuils, les contribuables tenant une comptabilité au bilan soumettent leurs états financiers à un retraitement de l’inflation. Les postes non monétaires (immobilisations, stocks, postes de capitaux propres) sont actualisés avec l’indice ; l’écart qui en résulte est comptabilisé en report à nouveau ou en écart de retraitement de l’inflation.

  • Le bilan au 31.12.2023 a été retraité, l’effet étant porté en report à nouveau.
  • L’exercice 2024, avec ses périodes d’acomptes, a été soumis au retraitement.

2025–2027 : pas de retraitement

La loi n° 7571, publiée au Journal officiel du 25 décembre 2025, a ajouté l’article provisoire 37 à la loi de procédure fiscale. Selon celui-ci :

Période Retraitement de l’inflation
Exercice 2025 (périodes d’acomptes comprises) Non effectué
Exercice 2026 (périodes d’acomptes comprises) Non effectué
Exercice 2027 (périodes d’acomptes comprises) Non effectué

L’interdiction s’applique que les conditions de l’article 298 répété soient remplies ou non. Pour les contribuables à exercice décalé, les périodes se terminant en 2026, 2027 et 2028 sont concernées. Le Président peut prolonger cette période de trois exercices au plus. La règle peut avoir des conséquences différentes pour certaines catégories de contribuables énumérées dans la loi ; les modalités d’application sont fixées par le ministère du Trésor et des Finances.

L’option de réévaluation

Les périodes sans retraitement de l’inflation sont considérées, selon les termes de la loi, comme des périodes où les conditions du retraitement ne sont pas remplies. L’option de réévaluation prévue au paragraphe (Ç) de l’article 298 répété entre alors en jeu : les actifs amortissables et leurs amortissements cumulés peuvent être actualisés avec le taux de réévaluation publié.

  • La réévaluation est facultative.
  • L’amortissement sur la valeur actualisée est passé en charge ; cela compense en partie l’amortissement resté faible à cause de coûts dépassés.
  • Taux et calcul approximatif : Taux de réévaluation · Amortissement

Le bilan commercial

Cette interdiction concerne les écritures tenues selon la législation fiscale. Dans les états financiers que les sociétés soumises à l’audit indépendant établissent selon les TFRS, la norme d’information financière dans les économies hyperinflationnistes (TAS 29) est appréciée séparément ; les écarts entre les deux jeux d’états sont pris en compte dans le calcul de l’impôt différé.

Ce que cela signifie pour votre société

  • Aucune écriture de retraitement n’est passée dans les calculs d’acomptes et d’impôt sur les sociétés 2025, 2026 et 2027.
  • Les montants retraités à fin 2024 sont les valeurs d’ouverture des périodes suivantes.
  • Pour les sociétés disposant d’importants actifs amortissables, l’effet fiscal de la réévaluation mérite d’être calculé.
  • Effets sur le calcul de l’impôt sur les sociétés : Déclaration d’impôt sur les sociétés

Base légale : Loi de procédure fiscale n° 213 art. 298 répété et art. provisoire 37 ; loi n° 7571 (Journal officiel 25.12.2025, n° 33118).